(communiqué) Forum Yalta European Strategy : L’idée de DSK pour sauver l’euro

Sauver la zone Euro, sans les euro-obligations, DSK nous donne une solution simple, claire, immédiate au forum YES (Yalta European Strategy).

Comment faire pour que les pays du sud de l’Europe n’aient plus à s’endetter à des taux d’intérêt disproportionnés, quand l’Allemagne refuse le recours aux euro-obligations ?

DSK a exposé son idée, précise, claire, lors du forum YES (Yalta European Strategy). Il propose que les pays les plus solides, recherchés par les investisseurs, comme l’Allemagne, la France, qui empruntent à des taux faibles, rétrocèdent au profit des pays les plus affaiblis, une partie de l’écart de taux d’intérêt. Idée simple, terriblement efficace, de quoi ramener le calme sur le marché de la dette, sans engager quiconque ne le souhaitant pas, n’est-ce pas Madame Merckel.

Cette proposition a été saluée par l’ancien patron de la banque mondiale, Bob Zoellick et par Niall Fergusson, professeur à Harvard.

Article de Nicolas Barré (Les Echos) du 17/09/2012 ici.

Gilles Saulière, Président du Club DSK : « Une fois encore, Dominique Strauss Kahn démontre qu’il est un personnage clé de la vie économique et politique pour son pays, la France et pour l’Europe. Il est grand temps qu’il lui soit demandé de participer de beaucoup plus près à la remise sur pied des économies de la France et de l’Europe.

Les millions de chômeurs, les millions de laissés pour compte, que ce soit chez nous en France ou dans les pays européens qui souffrent des excès de toutes les dérives financières que nous avons vécu et continuons à vivre encore, n’en peuvent plus de payer et d’attendre que le les fameuses (qui a dit fumeuses ?) « réformes nécessaires » ne soient construites et mises en œuvre. Il faut agir vite, très vite, desserrer l’étau qui pèse sur les états les plus fragiles avec lucidité, pour que  les peuples puissent de nouveau respirer et vivre. »

Publicités

Libération / «DSK était devenu la principale cible des services français» Edward Jay Epstein

Libération 28/04/12

Dominique Strauss-Kahn en juillet 2011 au tribunal de New York

Le journaliste américain Edward Jay Epstein, qui avait relancé la théorie du complot contre l’ex-directeur du FMI, raconte son dernier entretien avec lui.

Par FABRICE ROUSSELOT De notre correspondant à New York

En plein milieu de l’entre deux tours, c’est le retour de Dominique Strauss-Kahn dans la campagne présidentielle française. Vendredi soir, le quotidien britannique The Guardian a publié sur son site une interview exclusive de l’ex-patron du FMI accordée au journaliste américain Edward Jay Epstein, et dans laquelle DSK accuse ses adversaires politiques «d’avoir orchestré » les retombées de l’affaire du Sofitel afin de mieux précipiter sa chute politique et se dit convaincu d’avoir été placé sous surveillance. Des accusations qui visent directement l’entourage de Nicolas Sarkozy. Réalisée le 13 avril dernier, l’interview est publiée alors qu’Edward Jay Epstein sort un livre ce dimanche, « Three days in May ». Le journaliste, qui avait relancé la théorie du complot contre DSK dans un article publié en novembre dernier dans la New York Review of Books, a répondu aux questions de « Libération ».

Que vous a exactement confié DSK lors de votre entretien?

Nous avons évoqué la question ou non d’un complot. Il ne pense pas qu’un complot a eu lieu avant les faits eux-mêmes, mais il considère qu’après les accusations portées contre lui, les événements qui ont suivi ont été « façonnés » par ses adversaires politiques afin de faire dérailler ses ambitions présidentielles. DSK estime notamment qu’il avait été mis sous surveillance depuis longtemps. Il m’a confié qu’il avait lui même décidé quelque temps avant l’affaire du Sofitel de faire encrypter ses sept téléphones afin de les protéger d’éventuelles écoutes. Mais il avait dû faire tout enlever car les téléphones ne marchaient pas correctement et il ne pouvait pas appeler. Il maintient ses affirmations selon lesquelles il n’a rien fait d’illégal et m’a assuré qu’il ne pensait pas que ses opposants « pouvaient aller aussi loin ». Il pense par exemple que ses ennemis politiques ont tout fait pour que Nafissatou Diallo porte plainte auprès de la police, ce qui n’était pas forcément son intention.

Confirmez vous cette version dans votre livre ?

Le livre apporte de nouvelles informations significatives. Principalement sur ce qui s’est passé avant le 14 mai 2011 au Sofitel, c’est à dire dans les jours qui ont précédé à Washington, mais aussi lors de l’arrivée de Strauss-Kahn le 13 mai et qui est très important. Ce que je dis est assez simple : DSK était sous surveillance déjà depuis plusieurs semaines et était devenu la principale « cible » des services français en février ou en mars 2011. Ils surveillaient ses faits et gestes, ils savaient ce qu’il lui est arrivé au Sofitel, parce qu’ils avaient forcément quelqu’un de l’hôtel qui les informait. Quand on regarde le déroulé des faits, on se rend compte qu’il faut près d’une heure et demie avant que Nafissatou Diallo ne donne son accord pour contacter le NYPD. Ce qui pose de nombreuses questions. Et c’est après ce coup de téléphone, que l’on voit « la danse de la victoire » entre l’ingénieur en chef du Sofitel, Brian Yearwood, et un autre employé parce qu’ils célèbrent le fait que le NYPD a été appelé.

Avez vous la preuve que DSK était surveillé ?

Je n’ai pas de preuve formelle. Mais je fais mention dans le livre d’un transcript dont disposeraient les services français quant à une conversation le 12 mai à l’hôtel W de Washington entre DSK et le commissaire Jean-Christophe Lagarde. DSK y évoquait notamment la présidence française. On m’a rapporté l’existence de ce transcript mais je ne l’ai pas vu moi-même. Ce que j’ai vu toutefois, grâce aux caméras de surveillance, c’est le fait que Brian Yearwood, encore lui, observe DSK quand il arrive le 13 mai, le suit, le regarde s’enregistrer et le suit encore quand il monte sa chambre. Et quand DSK quitte l’hôtel le lendemain, Brian Yearwood est de nouveau là, à chaque instant. C’est lui enfin qui retourne dans la chambre 2806 une fois que Nafissatou Diallo a prévenu l’hôtel de ce qui est arrivé. Tout cela est bien étrange.

The Guardian / « Je ne pensais pas qu’ils iraient aussi loin… » DSK

Traduction par Le Monde – 28/04/12

Article original dans Le Guardian

http://www.guardian.co.uk/world/2012/apr/27/strauss-kahn-affair

Pour Dominique Stauss-Kahn l’engrenage judiciaire et médiatique survenu à la suite de son arrestation le 14 mai 2011 à l’hôtel Sofitel de New York est lié au contexte politique de sa probable candidature à la présidentielle française.

Dans un ouvrage repris par le Guardian, il estime que les soupçons de viol qui ont pesé sur lui sont loin d’être « une simple coïncidence ». « Il m’est apparu très clairement qu’il croyait, aujourd’hui, que sa déchéance publique n’était pas sans rapport avec ses ambitions de défier Sarkozy et l’UMP lors des élections françaises de 2012 », explique le journaliste d’investigation américain Edward Jay Epstein, qui a interviewé, le 13 avril, l’ancien directeur du FMI et ancien candidat à la primaire socialiste.

Pour DSK, ce n’est pas sa rencontre ni sa relation avec Nafissatou Diallo qui ont été orchestrées, mais bien les suites de l’affaire et l’enquête criminelle qui en a découlé. Dominique Strauss-Kahn pointe du doigt « ceux qui avaient un agenda politique », cite le journal britannique dans un article titré « Dominique Strauss-Kahn accuse des ennemis liés à Nicolas Sarkozy d’avoir empêché sa candidature ».

« J’AURAIS ÉTÉ LE CANDIDAT DU PS »

Plus précisément, DSK indique qu’il aurait, selon lui, été mis sous la surveillance des services de renseignement français plusieurs semaines avant son arrestation. Selon Edward Jay Epstein, DSK accuse aussi des agents, liés à Nicolas Sarkozy, d’avoir intercepté des appels téléphoniques et d’avoir pris soin de s’assurer que Nafissatou Diallo avait bien déposé plainte à la police, afin de« déclencher un scandale international ».

Dans cet entretien, DSK – qui ne prononce toutefois aucun nom -, affirme aussi qu’il comptait faire son annonce officielle de candidature « le 15 juin »« Je n’avais aucun doute sur le fait que j’aurais été le candidat du parti socialiste« , déclare-t-il.

« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je ne pensais tout simplement pas qu’ils iraient aussi loin… Je ne pensais pas qu’ils pourraient trouver quoi que ce soit capable de m’arrêter », explique M. Strauss-Kahn au journaliste, qui publie un ouvrage d’investigation sur ce scandale, Three Days in May : Sex, Surveillance and DSK (« Trois jours en mai : sexe, surveillance et DSK »), diffusé lundi 30 avril sur internet.

UNE RELATION « INAPPROPRIÉE »

L’avocat de Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, a vivement réagi vendredi aux propos de Dominique Strauss-Kahn, les qualifiant de « complètement absurdes ».

Edward Epstein avait relancé en novembre 2011 l’affaire DSK en affirmant que le procureur de New York avait entre les mains les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés se congratuleraprès avoir entendu la femme de chambre Nafissatou Diallo accuser DSK de crimes sexuels.

La femme de chambre du Sofitel de New York accuse Dominique Strauss-Kahn de l’avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai dernier. DSK a reconnu une relation « inappropriée », mais a affirmé qu’il n’y avait eu « ni violence, ni contrainte, ni agression ».

(communiqué) Les Strauss-Kahniens rejoignent les Progressistes

Le bureau du Club DSK rejoint le mouvement « les progressistes » afin de contribuer a soutenir les valeurs progressistes en France et en Europe. Les progressites prendront position pour le candidat qui porte le mieux les valeurs progressistes dans la campagne présidentielle afin de lutter contre tous les conservatismes.

Les membres du bureau du Club DSK ont voté a l’unanimité la motion de soutien a la création d’un mouvement progressiste en France intitulé « les progressistes » et dont ils seront membres fondateurs au côté d’autres sociaux démocrates attachés a la défense des valeurs de progrès. Ils prendront position pour le candidat qui défend le mieux nos valeurs dans cette campagne afin de défendre un modèle de société ouvert sur l’Europe et le monde et qui fasse progresser les libertés individuelles et l’égalité réelle, qui sont des thèmes profondément strauss-khaniens.

Les progressistes annonceront leur soutien lors d’une réunion prévue lundi 16 avril 2012 avec ses membres fondateurs qui sera également en ligne sur leur blog www.lesprogressistes.net et leur compte twitter. Les progressistes publieront dans la foulée un Manifeste Progressiste  pour remettre au premier plan les valeurs qui doivent inspirer l’action politique en France et en Europe avec la liste des premiers signataires.

Antonio Duarte, Président-fondateur du Club DSK a annoncé son retrait de la présidence de l’association pour s’engager pleinement au côtés des progressistes. Il deviendra Président d’honneur de l’Association et sera remplacé par Gilles Saulière, actuellement Secrétaire Général du Club DSK. Jérôme Coumet en demeurera Premier Vice-Président. Le Club DSK continuera son action pour défendre les réformes de la gouvernance mondiale, avec la création d’une véritable gouvernance économique, ainsi que des réformes structurelles de la gouvernance européenne.

Pour Antonio Duarte, Président du Club DSK, « le vrai clivage dans la campagne se situe entre les progressistes et les conservateurs et il est nécessaire de choisir son camp pour engager la France sur la voie du progrès ! Alors que Nicolas Sarkozy a tenté d’importer en France un projet néoconservateur qui fait reculer les valeurs progressistes de défense des libertés publiques, d’égalité réelle, de fraternité et de laïcité, il est temps de mettre fin a ce mandat pour une alternance progressiste. Les candidats de l’UMP et du FN défendent des valeurs profondément conservatrices de peur et de rejet de l’autre, de recul du progrès social et des libertés publiques… dans la lignée du renouveau populiste que l’on observe en Europe ! Ils défendent une vision de la France qui est a de multiples égards anti-Républicaine sur les questions de l’égalité entre les citoyens, au-delà du genre, des origines ou des préférences sexuelles. Ils défendent une France en croisade contre ceux qui ne partageraient pas l’identité chrétienne ou les racines indo-européennes qui est contraire au principe de laïcité et de fraternité Républicaine qui doit demeurer notre socle républicain. Ils puisent leur projet auprès des mêmes sources, se partagent les mêmes faucons, a l’image de Patrick Buisson qui est le véritable Directeur de campagne du Président de la République après avoir sévit a Minute. La frontière autrefois étanche entre la droite et l’extrême droite a été supprimée sans droits de douane ni gardes frontières… Le rubicon a été allègrement franchit par Nicolas Sarkozy, suivit par une poignée de progressistes qui ont renoncé a leurs convictions au profit exclusif de leurs ambitions personnelles !… Il est aujourd’hui nécessaire de former un large mouvement progressiste qui les emportera dans l’opposition pour restaurer les valeurs humanistes et progressistes de la France en Europe et dans le monde ! Nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs a rejoindre cet élan citoyen pour renverser ces néoconservateurs qui veulent remettre des barrières imaginaires et font des combats d’arrière-garde. Le respect de l’altérité, de l’égalité réelle des chances au-delà des origines, la défense d’un modèle universaliste en Europe et dans le monde doivent revenir au centre de la campagne présidentielle. Il faut faire un choix entre les valeurs de progrès et la préservation du « Modèle français » qui est envié partout dans le monde et mis en pièce par les conservateurs qui souhaitent fragmenter la société et favorisent le communautarisme et le repli sur soi. C’est le choix qu’il faudra faire le 22 avril prochain et les progressistes ont vocation a s’engager pleinement dans la campagne pour faire reculer les conservatismes qui bloquent notre société et freinent le progrès social et économique ! ».

Paris, le 12 avril 2012

Libération / (tribune libre) Vers un journalisme de fond de culotte ? par Luc le Vaillant

Libération / Tribune

Journaliste à Libération, Luc Le Vaillant répond à Jean Quatremer et refuse un journalisme «inquisiteur» sur la vie privée des puissants.

Par LUC LE VAILLANT Journaliste à «Libération»

Allons bon ! Paraît que désormais, les enquêteurs de presse seront tenus de se métamorphoser en inquisiteurs. Et de passer à la question la sexualité, la santé et autres domaines réservés des (im)puissants qui imaginent encore nous gouverner quand ils ne sont plus que chair à voyeurisme pour des Rouletabille qui confondent l’accessoire et l’essentiel, les domaines personnels et l’action publique.

Les appels à la transparence intégrale, lancés par mon cher confrère et néanmoins ennemi en la matière, Jean Quatremer, et validés à mon grand déplaisir par la montée en une de Libération, le 28 février 2012, m’horripilent absolument. Et je vais vous dire pourquoi.

1) Parce que c’est le triomphe du puritanisme. Ce besoin de surexposer l’intime, de tout dire et qu’importe la vie abîmée de la cible désignée, est une passion composite. Il entre dans cette pulsion la certitude psychologisante que le roi élu cache toujours un secret fondateur, le culte de l’aveu extorqué façon arracheurs d’ongles, et le besoin fouettard d’écorcher ceux qui vous sont les plus proches.

La démocratie s’est battue contre ces tentations récurrentes de contrôle généralisé. Il semble que Orwell soit en passe de gagner. Et que l’accélération numérique serve de prétexte à un déballage piteux que la presse française avait su longtemps s’éviter.

L’affaire DSK ayant sapé la confiance française en son exceptio, la logique protestante anglo-saxonne et le féminisme puritain requièrent désormais que le journalisme scrute à la loupe les draps de lit.

Ce qui lui évitera de s’intéresser à des sujets annexes comme, au hasard, la mise sous tutelle des gouvernements européens par les anciens banquiers de chez Goldman Sachs.

2) Parce que le monde des «Parfaits» est invivable. Un dirigeant a des comptes à rendre sur ses actes de gouvernant, ou sur un enrichissement indu. Par contre, j’estime qu’il peut hanter les back-rooms des saunas, partouzer à sa guise, ou se faire pipi dessus sans que la population en soit avertie.

Il a le droit d’élever une fille naturelle, de taire un cancer ou de faire face au suicide de sa femme sans qu’on lui demande de venir s’expliquer devant le peuple punisseur assemblé.

Il peut même fumer des pétards et être contre la légalisation du cannabis, ou défiler contre le pacs tout en étant gay. Il peut défendre une philosophie théorique qui contrevienne à une pratique individuelle. Car, cette dernière ne regarde que lui.

Il est délirant de demander au représentant du peuple d’être un parangon de vertu, un gentil ahuri aux blanches mains, un monstre d’exemplarité. Un «Parfait», non plus cathare mais cathodique… Ses addictions ne regardent que lui tant qu’elles ne tombent pas sous le coup de la loi. Moment où il revient au journaliste de se saisir de la question.

Car, arrêtons de nous mentir. Un journaliste n’est ni un flic ni un juge. Et c’est tant mieux ! Il n’a pas les moyens de police nécessaires à l’établissement de la vérité. En particulier, en ces matières sexuelles, où c’est souvent parole contre parole.

3) Parce que les Torquemada de presse ont intérêt à avoir les cuisses propres.

A exiger des politiques qu’ils lavent plus blanc, les journalistes s’exposent à être soumis à la même règle de mise à nu. Ce qui ne serait que justice, l’impunité irresponsable et inconsciente ayant ses limites.

Il va leur falloir commencer leurs papiers en reconnaissant qu’ils ont flirté avec l’attaché(e) parlementaire ou qu’ils ne supportent pas l’after-shave de la femme à barbe qui fait office de commissaire européen(ne). Et la brigade des mœurs traquera la moindre de leurs incartades…

Ils pourraient même devoir annoncer la couleur : «ami», «ennemi» ou «rien à foutre» du personnage approché. Et mieux, ont-ils voté «oui» ou «non» au référendum de 2005 ? Et cette fois-ci, Hollande ou Mélenchon ?

Après tout, côté idées, pourquoi pas ? Le politique fait bien part de ses options. Le journaliste, lui, se targue de planer au-dessus de la mêlée quand il n’a rien d’un pur esprit. Il écrit avec ses réticences, ses affects et ses blocages. Et cela vaut aussi pour les hypocrites donneurs de leçons anglo-saxons… Dans ce petit métier économiquement faible, l’objectivité est un fantasme, l’indépendance, une conquête de tous les jours, l’honnêteté, un espoir toujours en chantier.

Evitons juste de charger la barque d’une activité houleuse, en nous lançant dans un journalisme de fond de culotte quand chacun a droit au respect de sa vie privée. Politiques, compris… Liberté d’opinion, mille fois oui. Devoir de délation, non.

(communiqué) DSK – Carlton : une grave atteinte aux libertés publiques

Réaction a la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn dans l’affaire du Carlton de Lille

Le Club DSK se réjouit que la qualification d’abus de bien social ait été totalement écarté en raison d’une étanchéité totale entre la vie publique et la vie privée d’un homme dont la vie entière a été passée au peigne fin !…

Nous sommes cependant inquiets de la dérive dangereuse pour les libertés publiques de la décision invraissemblable de vouloir a tout prix inculper un homme au seul motif d’avoir pratiqué le libre échange sans demander l’autorisation préalable au Juge !… Alors qu’il n’existe pas l’ombre d’une infraction pénale dans le comportement de Dominique Strauss-Kahn dans une soirée privée entre adultes libres et consentants, on peut s’étonner de la volonté de la Justice de vouloir instituer une Police des mœurs et de prôner un retour a l’ordre moral qui constitue une dérive dangereuse dans la protection des libertés publiques pour chaque citoyen ! La liberté de mœurs et de religion constitue l’un des piliers de notre socle laïque et Républicain. A l’heure où certains prônent le retour a un ordre religieux et a une morale officielle, nous invitons la Justice a faire respecter le droit latin au lieu de vouloir s’ériger en Torquemada pour faire avouer des crimes qu’il n’ont pas commis…

L’acharnement judiciaire sur un homme dont la vie privée n’a plus l’ombre d’un secret devient suspect a l’heure où l’indépendance de la Justice est sérieusement menacée et où la volonté de certains d’instrumentaliser une affaire privée ne laisse pas de doute !…Nous restons confiants sur l’issue judiciaire en espérant que le droit triomphera.

Nous invitons cependant la Justice a inquiéter davantage les réseaux mafieux et terroristes qui prolifèrent dans les zones de non droit, plutôt que de vouloir s’immiscer dans la vie privée des citoyens et nous rappeller les pages sombres de notre histoire…

Paris, le 27/03/12

Cambridge : « The global financial climate, globalization and the Eurozone » : conférence de DSK

La société des étudiants Cambridge Union a invité Dominique Strauss-Kahn a livrer son analyse sur l’économie mondiale.

Voici la vidéo mise en ligne par l’Université

http://www.cus.org/connect/speaker-events/2012/dominique-strauss-kahn

« The global financial climate, globalization and the Eurozone »

Dominique Strauss-Kahn is a French economist, lawyer and politician. He served as the Managing Director of the International Monetary Fund (IMF) from 2007 until his resignation in 2011. He was previously a professor of economics at the Sciences PO and the French Minister of Economy and Finance.

(communiqué) DSK / Les dérives populistes et anti-Républicaines de NKM

Paris, le 22 février 2012

Réaction aux propos de la porte parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM)

Le Club DSK est surpris par les accents populistes de la porte parole du candidat-Président Nicolas Sarkozy qui franchit une nouvelle étape dans la dérive profondément anti-Républicaine a l’égard de la Justice ! NKM bafoue sans scupules la présomption d’innoncence et l’indépendance de la Justice en livrant des propos indécents de la part d’une Ministre de la République !… Nous demandons au Président de la République, garant de nos institutions de s’excuser pour ce dérapage. NKM qui faisait jusqu’à présent office de rempart contre les dérives frontistes de la majorité franchit une nouvelle étape dans son soutien aux thèses anti-Républicaines qu’elle a autrefois dénoncé. A l’image de Rama Yade, nous l’invitons a démissionner de son poste de porte-parole plutôt que de Ministre pour éviter d’aller plus loin dans ses compromissions qui risquent de devenir irrémédiables… Le Buisson ardent brûle a l’Elysée et la Droite populaire a pris les rênes de l’UMP lui dictant sa conduite… L’on peine désormais a distinguer les déclarations de la porte parole du Président et celles de Madame Le Pen a force de surenchères…

Etant particulièrement confiants dans l’issue judiciaire concernant l’audition de DSK a Lille, qui fait l’objet d’une campagne de diffamation dans une affaire qui ne le concerne pas directement. Dominique Strauss-Kahn collabore activement avec la Justice pour l’éclairer et permette de le disculper clairement dans les meilleurs délais.

Pour Antonio Duarte, Président du Club DSK « NKM qui faisait figure de feuille de vigne pour cacher la forêt de la Droite populaire se fond désormais dans le paysage et peine à se distinguer des dérives populistes du candidat Nicolas Sarkozy ! Elle a franchit une nouvelle ligne jaune dans le déni de la Justice et des valeurs Républicaines. Elle doit se reprendre avant qu’elle ne devienne l’étendard d’une droite sectaire, conservatrice et fébrile de perdre ses pouvoirs !… »

Libération / DSK invité d’un débat au Parlement européen

AFP / Libération 27/01/12

Dominique Strauss-Kahn débattra des leçons de la crise économique mondiale avec le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker le 27 mars prochain.

L’ex-patron du FMI Dominique Strauss-Kahn débattra le 27 mars des «leçons de la crise économique mondiale» au Parlement européen avec le président de l’Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a-t-on appris vendredi auprès des organisateurs. «Le débat est prévu au Parlement européen pour le 27 mars, entre 10 heures et 12 heures», a indiqué le secrétariat du groupe EU40, qui regroupe les eurodéputés de moins de quarante ans, à l’origine de l’invitation.

Après l’abandon des charges pénales pour agression sexuelle d’une femme de chambre au Sofitel de New-York, une affaire qui lui a coûté son poste au FMI et ses ambitions présidentielles en France, Dominique Strauss-Kahn a effectué son retour sur la scène publique à l’occasion d’un forum économique dans la capitale chinoise, mi-décembre.

A cette occasion, il avait comparé la zone euro à un «radeau sur le point de sombrer», s’attirant des critiques en France notamment du parti présidentiel français UMP. Il est également invité début mars à l’université de Cambridge pour une conférence sur l’état de l’économie mondiale.

La conférence prévue au Parlement européen s’intitule : «Leçons de la crise économique mondiale, l’Europe à la croisée des chemins» et doit aborder «les effets possibles de la crise de la dette actuelle sur les générations à venir», selon le site internet du groupe EU40.

AFP / DCRI : le PS dénonce les « barbouzeries »

AFP 26/01/12

Les députés socialistes ont violemment attaqué aujourd’hui le gouvernement sur la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), craignant de possibles « barbouzeries » durant la campagne présidentielle après la parution récente d’un livre sur les services secrets. « L’espion du président » (éditions Robert Laffont) dresse un portrait au vitriol du chef de la DCRI Bernard Squarcini, qui aurait « dévoyé » les services français au profit de Nicolas Sarkozy selon les auteurs.

Lors des questions au gouvernement, le député PS Jean-Jacques Urvoas (Finistère) a décrit l’ouvrage sous les huées de la droite: « Coups tordus, manipulations, mauvaises fréquentations, écoutes de journalistes, effractions de domiciles: il semblerait donc qu’au sein de la DCRI, on ait les pires barbouzeries (…) alliées à l’impunité du secret-défense. »

Le socialiste a demandé s’il existait « au sein de la DCRI un groupe des opérations spéciales » occulte, et si « des équipes de la DCRI » organisaient « des écoutes téléphoniques » et « des interceptions d’emails en-dehors de tout cadre légal ».

La socialiste Delphine Batho a ensuite rappelé que Bernard Squarcini est déjà mis en examen dans l’affaire d’espionnage de journalistes du Monde travaillant sur l’affaire Bettencourt, dossier tentaculaire comportant un volet de financement politique occulte présumé. Cette porte-parole du candidat François Hollande a demandé « la garantie absolue que les pratiques décrites » dans l’ouvrage « n’ont pas cours dans l’actuelle campagne présidentielle ».

« la volonté de diffamer et de salir »

Le ministre des Collectivités Philippe Richert a dénoncé « une remise en cause intolérable de la loyauté républicaine d’une institution et des fonctionnaires exemplaires qui y travaillent », y voyant « la volonté de diffamer et de salir ». Il a rappelé en référence à la présidence de François Mitterrand, « le temps où certains membres d’un parti ont utilisé les moyens de l’Etat pour mettre sur écoute des centaines de personnalités publiques ».

Le patron de la DCRI a annoncé son intention de poursuivre en diffamation les auteurs ainsi que le site Mediapart, qui a publié un article sur l’ouvrage. Mediapart, surveillé en 2010 par la DCRI selon le livre, a porté plainte.

%d blogueurs aiment cette page :