Rencontre DSK – Leftblogueurs, les médias à la traîne, prêchent le faux, pour… ?

la-comèteLundi 7 septembre à 20 heures, avait lieu la fameuse rencontre entre Dominique Strauss-Kahn et une vingtaine de blogueurs, membres des LeftBlogs.

Cette rencontre avait été organisée par le principal animateur des LeftBlogs, à la demande de DSK, à la condition expresse qu’elle ne soit pas ébruitée avant, que rien ne soit publié pendant, qu’aucune photo ne soit prise, que les publications, ensuite, restent modérées et ne dévoilent rien problématique quant aux échanges, placés sous le signe de la sincérité et de la transparence.

Tout s’est donc passé ainsi et la rencontre a eu lieu. Rencontre riche, amicale, détendue.

Le Club DSK n’était pas présent à cette rencontre au titre du club, mais quelques membres y étaient, au titre de blogueurs.

Rien n’avait filtré dans les médias, aucun billet de blog n’avait été repris, jusqu’à ce matin, 15 septembre. Il faut dire que certains, dans la presse, annoncent régulièrement la mort des blogs. Bel exemple de tentative de prédiction autoréalisatrice, stérile, puisque pour citer l’exemple de DSK himself, il nous a dit ce soir là avoir délibérément choisi désormais ce mode de communication, à travers son site slideshare, relayé par son compte twitter, avec un succès qu’il apprécie, nous indiquant que son post sur la crise gecque, avait ainsi reçu 2 millions de vues et sa « lettre à mes amis allemands », 1,5 millions de lectures.

Ce matin, la presse se réveille et « révèle » de présumés contenus de la réunion du 7 septembre.

Au moins, l’on pourra dire pour une fois, qu’elle ne s’est pas précipitée, comme trop souvent…

Ceci dit, lancer et relayer de fausses informations, des messages erronés, est-ce bien ainsi qu’elle va regagner les lettres de noblesse qu’elle a perdues depuis pas mal de temps dans les caniveaux de la république, du moins en France ? Rien n’est moins sûr et comme le dit Myriam Laouffir, également présente ce soir là :

Quant à nous, au club, nous continuerons à soutenir les idées de Dominique Strauss-Kahn et à rassembler toutes celles et ceux, bien nombreuses, bien nombreux, qui ont du mal à ne plus le voir sur une scène politique qui est proche de nous, celle de la France.

Gilles Saulière
Président du Club DSK

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Dominique Strauss-Kahn au sujet de l’Europe et de la Grèce : « Apprendre de ses erreurs »

greece-on-learning-from-ones-mistakes-1-638_jpgQuelques heures après son retour sur Twitter et son déjà culte « Jack is back ! », Dominique Strauss-Kahn livre son analyse de la situation de blocage entre Europe et Grèce : retrouvez le texte original complet en anglais et en français ici.

Dominique Strauss-Kahn y appelle à ne pas renouveler les mêmes erreurs, à stopper tout financement à la Grèce, tout en réduisant de faon drastique sa dette à l’égard des Institutions publiques.

Gilles Saulière : « En ce moment de crise grave pour l’Europe et pour la Grèce, le [New] Club DSK soutient la position de Dominique Strauss-Kahn, comme il l’a soutenu pour chaque position qu’il a prise sur ce sujet crucial pour l’Europe et pour la Grèce. Diminuer, alléger, supprimer au maximum le poids de la dette, nous devons arrêter d’étouffer nos amis grecs et permettre à leur pays de reprendre de l’oxygène pour repartir de l’avant et s’insérer au mieux au sein de son Europe, cette Europe qui doit voler au secours de ses membres blessés, cette Europe qui doit comprendre que lorsque l’un de ses membres est blessé, c’est Toute l’Europe qui risque de souffrir. »

Nous reprenons le texte en français intégralement ci-dessous :

(Version française du 27/06/2015)

Apprendre de ses erreurs

Le tour très aigre que prennent les négociations entre la Grèce, l’UE et le FMI, comme le referendum qui vient d’être annoncé, imposent de rappeler quelques réalités et de prendre une nouvelle direction.

La réalité c’est qu’en dépit d’une idée qui tend à se répandre et des lamentations de quelques fonctionnaires du FMI ou de quelques membres de son Conseil d’Administration, c’est à bon droit que le Fonds a participé au programme grec et qu’il l’a fait aux côtés de l’Union Européenne. Le FMI n’avait d’ailleurs pas d’autre choix puisque la Grèce était un État membre qui souhaitait bénéficier d’une assistance financière et parce que fin 2010, la Zone Euro devenait un risque systémique pour la stabilité financière mondiale.

Le FMI n’avait aussi pas d’autre choix que de le faire avec l’Union Européenne, comme il venait de le faire en 2009/2010 avec un certain succès en Hongrie, en Roumanie et en Lettonie et comme il devra continuer à le faire partout dans le monde en participant à la mise en place de filets de sécurité régionaux. II s’agit là d’une évolution historique du système monétaire international qui est inévitable en raison de la montée en puissance des groupements régionaux mais qui est souvent sous estimée.

Le FMI ne s’est pas trompé non plus en accordant à la Grèce un accès exceptionnel à ses ressources et en acceptant, même à regret, de retarder la réduction de sa dette jusqu’à l’été 2011. Malgré les très fortes pressions du FMI, les pare feux européens n’étaient pas encore en place à cette époque et une crise dans ces conditions aurait été très coûteuse pour l’Union comme pour le FMI.

Dès lors qu’elle a été décidée, la restructuration de la dette aurait certainement dû être plus massive mais n’aurait pu être qu’à peine plus rapide. Ce retard a sans doute permis à quelques banques et créanciers de s’en sortir à bon compte et c’est un dommage collatéral regrettable, mais ce délai a aussi permis à l’Europe de mettre en place les programmes irlandais et portugais et, par là même, de réduire les risques de contagion qu’une restructuration plus précipitée de la dette privée (Private Sector lnvolvement) aurait pu entraîner.

La conséquence de tout cela est qu’un énorme effort a été demandé au peuple grec. Il n’est toutefois pas sans résultat : le budget est maintenant proche de l’équilibre primaire.

Quoiqu’il en soit, le FMI a fait des erreurs et je suis prêt à prendre ma part de responsabilité. Le diagnostic du FMI selon lequel nous rencontrions un problème classique de crise budgétaire et de balance des paiements a négligé le fait que la nature inachevée (notamment sur le plan de la politique budgétaire et de la régulation bancaire) de l’union monétaire européenne était à l’origine de tout le problème et aurait dû être un élément essentiel de sa solution. Le FMI a aussi sous-estimé la profondeur des faiblesses institutionnelles de la Grèce qui imposaient à la fois une assistance be.au coup plus grande de la Banque Mondiale, une assistance technique plus importante et des prêts plus concessionnels.

  • Le FMI aurait dû être beau coup plus pressant dans ses recommandations faites à la Zone Euro pour conduire à un ajustement plus symétrique (c-a-d un ajustement demandant des efforts aux Grecs mais aussi aux autres pays) et moins pro-cyclique dans toute la zone. Il aurait dû aussi s’élever plus encore qu’il ne l’a fait pour combattre à la fois la préférence européenne pour des ajustements budgétaires sévères ainsi que le conservatisme des autorités monétaires. Cela aurait pu éviter le second plongeon de 2011 et aurait beaucoup contribué à aider les pays du Sud comme l’ont montré les travaux ultérieurs faits par le département de recherche du FMI sur les multiplicateurs budgétaires.
  • Le FMI aurait aussi dû être plus humble sur les résultats à attendre des réformes structurelles dans un environnement où les institutions publiques étaient et demeurent largement défaillantes. L’Office d’Évaluation Indépendant au sein du Fonds a d’ailleurs montré comment les projections sur l’effet des réformes étaient optimistes.

Le danger vient maintenant de ce que nous soyons collectivement incapables de tirer les leçons de notre expérience et que nous continuions à nous dresser les uns contre les au En réalité, tout donne à penser que nous nous complaisons à répéter les mêmes erreurs et c’est pourquoi je crois que nous avons besoin de penser différemment, de changer de logique et de prendre une direction radicalement différente dans les négociations avec la Grèce.

Ma proposition est que la Grèce ne reçoive plus aucun financement nouveau de la part de l’UE comme du FMI mais qu’elle bénéficie d’une très large extension de la maturité et même d’une réduction nominale massive de sa dette à l’égard des institutions publiques (Official Sect. or lnvolvement).

Insister sur un ajustement budgétaire préalable dans l’environnement économique actuel est irresponsable à la fois économiquement et politiquement Fournir plus d’aide pour seulement rembourser les créanciers publics existant est tout simplement inepte.

L’Eurogroup s’est engagé en novembre 2012 à prendre les mesures nécessaires pour garantir la soutenabilité de la dette grecque. C’est le moment de tenir cette promesse constructive mais ambiguë. Le FMI doit faire de même et s’assurer que tous les remboursements prévus pour les deux années à venir sont effectivement repoussés ou refinancés par les ressources qui restent disponibles dans le programme. Je n’ignore rien des difficultés institutionnelles que cela implique mais il faut les surmonter.

Cela libérera la Grèce de toutes ses obligations envers le secteur officiel (institutions publiques) pour les deux prochaines an nées, et cela laissera le pays devant une contrainte budgétaire difficile puisque qu’il ne pourra pas emprunter sur les marchés, ne recevra plus de ressources de l’UE ou du FMI et devra donc équilibrer son budget tout seul. Pour y parvenir, les Grecs devront faire des choix budgétaires difficiles mais ils les feront eux mêmes, de leur propre chef. Pour ce faire, le Gouvernement devra commencer par percevoir des impôts et se battre contre l’oligarchie, les intérêts privés et la lourdeur d e l’appareil d’État qui sapent son formidable potentiel. Dans cette entreprise, il doit pouvoir compter sur l’assistance de la Banque Mondiale, de la BERD, de l’OCDE et de la Commission européenne mais dans un contexte radicalement nouveau qui sera celui de la coopération constructive au lieu d’être celui d’une conditionnalité antagonisante.

Si cela fonctionne, la Grèce deviendra éligible à des effacements progressifs de sa dette conditionnés par les différentes étapes et réformes institutionnelles de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) que le FMI a déjà mise en œuvre dans de nombreux pays en développement.

Seules la dizaine de milliards prévus pour la recapitalisation du système bancaire devraient être versés afin de permettre à la BCE de poursuivre l’ElA (Emergen cy. Liquidity Assistance) et de stabiliser le système financier.

Il n’est pas sûr que cela marche. Cela peut échouer si les autorités grecques sont insuffisamment courageuses ou insuffisamment indépendantes pour faire les choix nécessaires mais cela vaut la peine d’essayer parce que toutes les autres alternatives sont pires.

  • Forcer le Gouvernement grec à céder créerait un précédent tragique pour la démocratie européenne et pourrait mettre en marche une réaction en chaîne incontrôlable.
  • Et, d’un autre coté, poursuivre le programme actuel qui a échoué, étendre la dureté économique au delà de toute raison et prolonger l’agonie et les tensions entre les préteurs et les emprunteurs serait désastreux.

Telles sont les erreurs que l’Europe a commises trop de fois dans son histoire pour les répéter encore. Parlant ainsi, je veux conjurer mes amis et anciens collègues de ne pas perdurer dans une voie qui me parait être une impasse.

28 août 2014 : le Club DSK ferme après 4 années jour pour jour après son inauguration à La Rochelle.

Quatre ans après son inauguration à La Rochelle le 28 août 2010, le Club DSK a décidé de disparaître, aujourd’hui 28 août 2014.

Créé en juillet 2010, par Antonio Duarte et Gilles Saulière, inauguré lors des UEPS à La Rochelle le 28 août 2010, le Club DSK connaît un succès immédiat de par ce qu’il propose : à savoir, promouvoir et préparer la candidature de Dominique Strauss-Kahn dans le cadre des primaires ouvertes pour la désignation du candidat PS à la présidentielle 2012. Primaires, ouvertes, c’est-à-dire, ouvertes au peuple de gauche dans son entier et pas aux seuls militants PS. Le Club DSK va donc rassembler, rapidement, plus de 2000 adhérents, des militants, mais aussi et surtout des citoyens de gauche, de centre gauche, centre droit et même de droite, nous pouvons bien en faire état aujourd’hui. Tous se réunissent, sur toute la France, autour d’un même projet, travailler à faire que Dominique Strauss-Kahn puisse porter ses idées, son sens affûté de l’analyse et sa clairvoyance, à l’Elysée, pour le bien de la France, après les sombres années Sarkozy.

L’affaire Sofitel éclate, le 14 mai 2011, le privant du retour qu’il avait prévu sur la France pour lancer sa campagne. Les affaires vont se suivre, une certaine sphère politico-médiatique va s’acharner sur lui, moment très difficile pour un homme que le peuple de France appelait de sous ses souhaits. Au final, zéro condamnation, zéro poursuite et à l’heure actuelle, un ultime dossier instruit alors même que le parquet a déclaré qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre.

Le Club DSK ne disparaît durant cette période difficile, mais devient plus discret et change de fonction : à partir de septembre 2011, il devient comité de soutien de Dominique Strauss-Kahn, afin de rappeler sans cesse et à chaque fois que nécessaire, dans la rue, sur les réseaux sociaux, dans la presse, le principe sacré de la présomption d’innocence, et notamment, celle de Dominique Strauss-Kahn.

Cela va faire 4 années, aujourd’hui 28 août 2014 que le club a été inauguré à La Rochelle, c’est aujourd’hui qu’il ferme.

Pourquoi ? La meute s’est calmée depuis plusieurs mois, Dominique Strauss-Kahn s’est tourné vers d’autres occupations, d’autres ambitions, nombreux sont les États et organisations qui font régulièrement appel à ses lumières. Le Club DSK n’a plus de raison d’exister, aussi, nous mettons fin à cette enthousiasmante et singulière aventure.

Le destin de Dominique Strauss-Kahn lui appartient, nous espérons, mais ce sera son choix ou pas, qu’il décidera un jour de recroiser son destin avec désormais celui de l’Europe, tant l’Europe souffre d’un manque cruel de vision, de courage, d’ambition de la part de ceux qui tentent de la diriger.

Mais, chacun est libre de sa vie,
Bon vent à vous, Monsieur Dominique Strauss-Kahn.


 Fin du club DSK, nouveau projet !

Ceci dit, les idées de DSK, les propositions de réforme qu’il avait conseillées à l’Europe, à la France, lorsqu’il était Directeur Général du FMI, ses analyses, ses idées, qu’il exposait encore récemment, que l’on perçoit dans son ouvrage « La Flamme et la cendre », sont devenues majoritaires dans le pays, à gauche au moins. C’est un fait et la gauche de la gauche de la gauche a beau s’obstiner à le nier, c’est comme cela.

Alors, une nouvelle rose renaîtra-t-elle de ces flammes et de ces cendres ?

Nous lancerons cette année à La Rochelle, en marge des Universités d’été du PS, une nouvelle initiative sous une nouvelle forme, pour défendre et promouvoir ces idées réformistes, progressistes, pour le bien de la France, de l’Europe.

Rendez-vous samedi 30 août à 14h30

au café « Le Vallin »,

41 Quai le Vallin – La Rochelle.

Non, DSK n’inquiète pas l’Elysée

FRANCE-MEDIAS-STRAUSS-KAHNUn sondage a été commandé par Le Parisien Magazine demandant aux sondés, compte tenu du niveau d’impopularité supposé du gouvernement, quelle serait, parmi quatorze personnalités politiques de premier ordre à François Hollande, celle qui pourraient faire en mieux que lui à sa place.

Dominique Strauss-Kahn a été cité dans cette liste et il est arrivé en tête à 56%, devant Alain Juppé à 53%, puis, Nicolas Sarkozy (49%) et Manuel Valls (48%).

Ce sondage ne pose pas la question de la volonté des français d’un retour de DSK aux affaires. Il explique simplement que ces derniers le considèrent comme le mieux à même de diriger la France, ce qui, en soit n’est pas une surprise, quand on se souvient du plébiscite qui l’attendait pour la présidentielle 2012, avant l’affaire Sofitel.

Quant à savoir si les français souhaitent son retour au premier plan, il n’est qu’à leur poser la question. C’est ce que nous faisons très régulièrement au Club DSK et les réponses sont de plus en plus positives.

La situation de crise durable, que ce soit en France ou en Europe, sans parler de celle du reste du monde, la difficulté qu’a le gouvernement de François Hollande d’en découvrir une l’issue, laquelle ne peut, de toutes façons, se trouver qu’en collaboration avec nos partenaires européens, tout ceci fait que nul coup de main d’une personnalité rompue aux affaires du monde et dotée d’une capacité d’analyse, de décision et d’efficacité que personne ne conteste, ne serait de trop pour permettre une avancée réelle, rapide et durable vers une nouvelle période de croissance raisonnée et équilibrée au sein de l’Europe, ainsi qu’en France.

Alors les français souhaitent-ils le retour de DSK ? Oui, assurément, de plus en plus.

Reste que notre gouvernement, dirigé par un premier ministre nommé par le Président François Hollande, lui-même légitimement élu par le peuple, a, seul, la responsabilité de gérer le pays. François Hollande sait que DSK est là, il sait combien cet homme peut être utile à la France, nul doute que le moment venu, mais ce moment n’est pas encore venu, il saura quoi faire.

Les sondages aboient, le gouvernement travaille et Dominique Strauss-Kahn fait ce qu’il a à faire.

Dominique Strauss-Kahn de retour dans les Librairies !…

Après sept années de réflexion depuis son dernier ouvrage, 365 Jours, journal contre le renoncement chez Grasset et après être sorti indemne des affaires judiciaires, Dominique Strauss-Kahn reprend la plume. Il publiera aux Éditions Descartes, le 15 octobre, un opus dont le titre reste secret a ce jour. Au menu : sa vision du monde et de la crise mise à l’épreuve par trois années à la tête du Fonds monétaire international (FMI). L’ouvrage mêlera réflexions théoriques et anecdotes sur les acteurs politiques clés. L’ancien directeur général du FMI y croque notamment Angela Merkel et Nicolas Sarkozy.

Un millefeuille de souvenirs et d’analyses qui fait la part belle aux nouvelles guerres économiques.

DSK sur CNN : Welcome back Dominique :)

DSK_sur_CNN -2013-07-102 ans après le coup brutal porté à Dominique Strauss Kahn par la justice et la police américaine, DSK, alors Directeur Général du FMI et candidat espéré d’une forte majorité de français, à gauche comme à droite,  à la présidentielle française pour succéder à un Sarkozy rejeté looser de la république, Dominique revient sur la scène médiatique, économique et politique, mais cette fois, par les grandes portes, montant les marches à Cannes, dans les tribunes à Rolland Garros, puis reçu au Sénat pour donner ses lumières sur la situation de la France.

C’est aujourd’hui à CNN qu’il a décidé de donner une interview,  choix symbolique s’il en est, qui lui permet, dans son anglais reconnaissable entre tous, de donner son avis sur cette déviance du système américain de justice qui jette à terre un innocent présumé ne sachant pas ce dont on l’accuse, le trainant devant les caméras, menottes aux poignets, le donnant en pâture aux caméras de la Terre entière… Nos voisins d’outre atlantique ont de sérieux progrès à faire en matière de protection de la présomption d’innocence et DSK a tenu à le leur rappeler.

Dominique Strauss-Kahn se préparait à l’époque de son assassinat médiatique, à quitter le FMI de la façon la plus courageuse et plus noble qui soit, après avoir fait opérer à cette institution un virage social important, quoi qu’en pensent les donneurs de leçon gauchisants et ne se remettant pas de la mort du communisme, c’est-à-dire, avec un discours qui s’apprêtait à devenir historique, plaçant notamment comme successeur à la tête du FMI un Directeur Général issu des pays émergents, de l’Afrique.

Dominique Strauss-Kahn s’apprêtait à revenir sur le sol français et commencer sa campagne pour la présidentielle, où tout le monde l’attendait et majoritairement, l’espérait vainqueur contre Sarkozy.

Il en a été autrement et le moins que l’on puisse dire, à l’éclairage d’aujourd’hui, c’est que bien peu de monde parmi le ‘personnel politique’,  à gauche comme à droite, se sont mouillés pour lui, alors qu’il était donc innocent, qui peut affirmer le contraire maintenant ?

DSK donne son avis sur les affaires du monde, sans langue de bois, tacle au passage les gouvernants du monde, qui démontrent beaucoup trop de timidité dans la conduite des affaires, dans le combat contre la spéculation financière mortifère pour les États et les peuples. Il est peu tendre avec l’Europe, telle que gérée aujourd’hui, lui reproche une vision beaucoup trop repliée, alors que son devenir, son développement ne peut être qu’enthousiaste, jouant à fond la mondialisation, plutôt que tentant maladroitement et stupidement de s’en protéger.

Quant à la France, mais là, c’est Gilles Saulière, Président du club DSK qui le dit : « Sarkozy revient sur le devant de la scène pour réclamer de l’argent aux français pour son parti, l’UMP ! Nous demandons le retour de DSK au premier plan pour aider le président Hollande et le gouvernement Ayrault à ramener la prospérité à la France, aux françaises, aux français. »

DSK au sénat. Le retour sur la scène politique française ?

dsk_au_senatDominique Strauss-Kahn est au sénat aujourd’hui 26 juin 2013.

Maintenant que DSK est sorti des affaires judiciaires, il est temps qu’il retrouve une place sur la scène économique et politique, en France et en Europe. Toutes les énergies ne sont pas de trop en cette période pour le moins compliquée et grave, et les compétences, le savoir-faire et l’expérience de DSK acquises, notamment via ses années à la Direction Générale du FMI sont un atout sérieux pour la France, le Président Hollande, le gouvernement et les assemblées parlementaires.

Les sages du Sénat ont fait le premier pas, grand merci à cette haute assemblée, nous attendons la suite.

Certes, cela ne plaît pas aux orfraies de la droite, Mme Le Pen, NKM, Estrosi, entre autres, ont sorti leurs plus beaux cris d’orfraie pour l’occasion.

A gauche, on est plus serein, la situation est grave, et il est utile de prendre de la hauteur.

« Dominique Strauss-Kahn est apparu à plusieurs reprises ces derniers temps, à Cannes et à Rolland-Garros, il est l’heure maintenant de le voir dans son élément, l’économie et la politique, là où son expérience, son savoir-faire mondialement reconnus, sa connaissance profonde des dossiers de notre temps, seront un atout considérable pour la France, pour l’Europe. Je me réjouis de ce retour au premier plan de la vie politique » Gilles Saulière, Président du Club DSK

Le Point / Dominique Strauss-Kahn veut contribuer au débat international

 

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Le Point

Dans un long entretien accordé au Point à paraître jeudi dans les kiosques, Dominique Strauss-Kahn se confie pour la première fois depuis son interview par Claire Chazal sur TF1, en septembre 2011. L’ancien directeur général du FMI, exonéré de poursuites pénales aux États-Unis, mais qui reste mis en examen pour « proxénétisme en bande organisée » dans l’affaire du Carlton de Lille, n’aborde pas de sujets politiques ni économiques. Il dit vouloir s’interdire « tout commentaire sur la situation politique française et le gouvernement actuel », mais il exprime son indignation face aux atteintes répétées à sa vie privée et parle longuement des troubles qu’elles provoquent dans sa vie quotidienne.

« Je n’ai plus de responsabilités publiques, je ne suis plus candidat à rien, déclare-t-il. Je n’ai jamais été condamné, ni dans ce pays ni dans aucun autre. Par conséquent, rien ne justifie que je sois devenu l’objet d’une traque médiatique qui, certains jours, ressemble à une chasse à l’homme. (…) Je ne supporte plus qu’on s’arroge le droit d’abuser de ma situation et des enquêtes judiciaires qui me visent – à tort – pour bafouer ma vie privée et en livrer aux quatre vents des lambeaux, réels ou inventés, sous prétexte de je ne sais quelle transparence moralisatrice. Qu’on me laisse tranquille ! »

L’ex-futur candidat à la présidentielle, foudroyé en mai 2011 par son arrestation à New York, se fonde sur la décision du procureur américain qui a classé la plainte de Nafissatou Diallo pour affirmer : « Ce qui est essentiel, c’est que ce qui s’est passé dans cette chambre ne tombe pas sous le coup de la loi. Dès lors, le reste ne regarde personne. » Il reste toutefois visé par une procédure civile devant un tribunal du Bronx dans laquelle la femme de chambre du Sofitel lui réclame des dommages et intérêts. « Les contraintes du procès civil m’empêchent de dire ma vérité, indique à ce propos DSK. Ne vous y trompez pas : je suis le premier à en être frustré. » Il ajoute également à propos de cette procédure, dont le terme n’est pas fixé : « Aux États-Unis, on n’intente un procès de ce type qu’à quelqu’un qui est riche. Les avocats de la plaignante ont cru que je l’étais. Je ne le suis pas. »

« Changer la vie des gens »

L’ex-directeur du FMI évoque pour la première fois, avec des mots soigneusement pesés, les conséquences que sa vie privée a entraînées sur sa carrière politique. « J’ai longtemps pensé que je pouvais mener ma vie personnelle comme je l’entendais, sans incidence sur l’exercice de mes responsabilités, confie-t-il. Y compris des comportements libres entre adultes consentants – il existe de nombreuses soirées à Paris pour cela, vous seriez surpris d’y rencontrer certaines personnes… J’ai été naïf, pour ne pas dire plus. Ce qui est peut-être valable pour un chef d’entreprise, un sportif ou un artiste ne l’est pas pour un politique. J’étais trop en décalage avec la société française sur ce point pour un responsable politique. Je me suis trompé. »

S’il assure n’éprouver aucune frustration à propos de sa campagne présidentielle avortée, DSK regrette d’avoir « causé une double déception aux Français – à ceux qui ont été choqués d’apprendre des choses qu’ils ne soupçonnaient pas sur [sa] vie privée et à ceux qui ont été déçus qu’à cause de [son] comportement, [il] n’ait pas été en situation de faire [son] devoir ».

Il explique cependant que, outre ses activités actuelles de conférencier à l’étranger – il se trouvait il y a deux jours en Corée du Sud – et de consultant pour des banques ou des fonds d’investissement, il n’exclut pas de s’engager dans d’autres missions. « Je sens la possibilité de m’investir dans de grands projets internationaux, révèle-t-il au Point, de participer à la réalisation de choses importantes qui pourraient vraiment contribuer à changer la vie des gens, dans des endroits du monde qui ont besoin d’aide. Pour l’instant, je suis encore entravé par ma situation. »

Retrouvez l’entretien avec DSK dans Le Point numéro 2091, du jeudi 11 octobre 2012.

Libération / «DSK était devenu la principale cible des services français» Edward Jay Epstein

Libération 28/04/12

Dominique Strauss-Kahn en juillet 2011 au tribunal de New York

Le journaliste américain Edward Jay Epstein, qui avait relancé la théorie du complot contre l’ex-directeur du FMI, raconte son dernier entretien avec lui.

Par FABRICE ROUSSELOT De notre correspondant à New York

En plein milieu de l’entre deux tours, c’est le retour de Dominique Strauss-Kahn dans la campagne présidentielle française. Vendredi soir, le quotidien britannique The Guardian a publié sur son site une interview exclusive de l’ex-patron du FMI accordée au journaliste américain Edward Jay Epstein, et dans laquelle DSK accuse ses adversaires politiques «d’avoir orchestré » les retombées de l’affaire du Sofitel afin de mieux précipiter sa chute politique et se dit convaincu d’avoir été placé sous surveillance. Des accusations qui visent directement l’entourage de Nicolas Sarkozy. Réalisée le 13 avril dernier, l’interview est publiée alors qu’Edward Jay Epstein sort un livre ce dimanche, « Three days in May ». Le journaliste, qui avait relancé la théorie du complot contre DSK dans un article publié en novembre dernier dans la New York Review of Books, a répondu aux questions de « Libération ».

Que vous a exactement confié DSK lors de votre entretien?

Nous avons évoqué la question ou non d’un complot. Il ne pense pas qu’un complot a eu lieu avant les faits eux-mêmes, mais il considère qu’après les accusations portées contre lui, les événements qui ont suivi ont été « façonnés » par ses adversaires politiques afin de faire dérailler ses ambitions présidentielles. DSK estime notamment qu’il avait été mis sous surveillance depuis longtemps. Il m’a confié qu’il avait lui même décidé quelque temps avant l’affaire du Sofitel de faire encrypter ses sept téléphones afin de les protéger d’éventuelles écoutes. Mais il avait dû faire tout enlever car les téléphones ne marchaient pas correctement et il ne pouvait pas appeler. Il maintient ses affirmations selon lesquelles il n’a rien fait d’illégal et m’a assuré qu’il ne pensait pas que ses opposants « pouvaient aller aussi loin ». Il pense par exemple que ses ennemis politiques ont tout fait pour que Nafissatou Diallo porte plainte auprès de la police, ce qui n’était pas forcément son intention.

Confirmez vous cette version dans votre livre ?

Le livre apporte de nouvelles informations significatives. Principalement sur ce qui s’est passé avant le 14 mai 2011 au Sofitel, c’est à dire dans les jours qui ont précédé à Washington, mais aussi lors de l’arrivée de Strauss-Kahn le 13 mai et qui est très important. Ce que je dis est assez simple : DSK était sous surveillance déjà depuis plusieurs semaines et était devenu la principale « cible » des services français en février ou en mars 2011. Ils surveillaient ses faits et gestes, ils savaient ce qu’il lui est arrivé au Sofitel, parce qu’ils avaient forcément quelqu’un de l’hôtel qui les informait. Quand on regarde le déroulé des faits, on se rend compte qu’il faut près d’une heure et demie avant que Nafissatou Diallo ne donne son accord pour contacter le NYPD. Ce qui pose de nombreuses questions. Et c’est après ce coup de téléphone, que l’on voit « la danse de la victoire » entre l’ingénieur en chef du Sofitel, Brian Yearwood, et un autre employé parce qu’ils célèbrent le fait que le NYPD a été appelé.

Avez vous la preuve que DSK était surveillé ?

Je n’ai pas de preuve formelle. Mais je fais mention dans le livre d’un transcript dont disposeraient les services français quant à une conversation le 12 mai à l’hôtel W de Washington entre DSK et le commissaire Jean-Christophe Lagarde. DSK y évoquait notamment la présidence française. On m’a rapporté l’existence de ce transcript mais je ne l’ai pas vu moi-même. Ce que j’ai vu toutefois, grâce aux caméras de surveillance, c’est le fait que Brian Yearwood, encore lui, observe DSK quand il arrive le 13 mai, le suit, le regarde s’enregistrer et le suit encore quand il monte sa chambre. Et quand DSK quitte l’hôtel le lendemain, Brian Yearwood est de nouveau là, à chaque instant. C’est lui enfin qui retourne dans la chambre 2806 une fois que Nafissatou Diallo a prévenu l’hôtel de ce qui est arrivé. Tout cela est bien étrange.

The Guardian / « Je ne pensais pas qu’ils iraient aussi loin… » DSK

Traduction par Le Monde – 28/04/12

Article original dans Le Guardian

http://www.guardian.co.uk/world/2012/apr/27/strauss-kahn-affair

Pour Dominique Stauss-Kahn l’engrenage judiciaire et médiatique survenu à la suite de son arrestation le 14 mai 2011 à l’hôtel Sofitel de New York est lié au contexte politique de sa probable candidature à la présidentielle française.

Dans un ouvrage repris par le Guardian, il estime que les soupçons de viol qui ont pesé sur lui sont loin d’être « une simple coïncidence ». « Il m’est apparu très clairement qu’il croyait, aujourd’hui, que sa déchéance publique n’était pas sans rapport avec ses ambitions de défier Sarkozy et l’UMP lors des élections françaises de 2012 », explique le journaliste d’investigation américain Edward Jay Epstein, qui a interviewé, le 13 avril, l’ancien directeur du FMI et ancien candidat à la primaire socialiste.

Pour DSK, ce n’est pas sa rencontre ni sa relation avec Nafissatou Diallo qui ont été orchestrées, mais bien les suites de l’affaire et l’enquête criminelle qui en a découlé. Dominique Strauss-Kahn pointe du doigt « ceux qui avaient un agenda politique », cite le journal britannique dans un article titré « Dominique Strauss-Kahn accuse des ennemis liés à Nicolas Sarkozy d’avoir empêché sa candidature ».

« J’AURAIS ÉTÉ LE CANDIDAT DU PS »

Plus précisément, DSK indique qu’il aurait, selon lui, été mis sous la surveillance des services de renseignement français plusieurs semaines avant son arrestation. Selon Edward Jay Epstein, DSK accuse aussi des agents, liés à Nicolas Sarkozy, d’avoir intercepté des appels téléphoniques et d’avoir pris soin de s’assurer que Nafissatou Diallo avait bien déposé plainte à la police, afin de« déclencher un scandale international ».

Dans cet entretien, DSK – qui ne prononce toutefois aucun nom -, affirme aussi qu’il comptait faire son annonce officielle de candidature « le 15 juin »« Je n’avais aucun doute sur le fait que j’aurais été le candidat du parti socialiste« , déclare-t-il.

« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique, mais je ne pensais tout simplement pas qu’ils iraient aussi loin… Je ne pensais pas qu’ils pourraient trouver quoi que ce soit capable de m’arrêter », explique M. Strauss-Kahn au journaliste, qui publie un ouvrage d’investigation sur ce scandale, Three Days in May : Sex, Surveillance and DSK (« Trois jours en mai : sexe, surveillance et DSK »), diffusé lundi 30 avril sur internet.

UNE RELATION « INAPPROPRIÉE »

L’avocat de Nafissatou Diallo, Douglas Wigdor, a vivement réagi vendredi aux propos de Dominique Strauss-Kahn, les qualifiant de « complètement absurdes ».

Edward Epstein avait relancé en novembre 2011 l’affaire DSK en affirmant que le procureur de New York avait entre les mains les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés se congratuleraprès avoir entendu la femme de chambre Nafissatou Diallo accuser DSK de crimes sexuels.

La femme de chambre du Sofitel de New York accuse Dominique Strauss-Kahn de l’avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai dernier. DSK a reconnu une relation « inappropriée », mais a affirmé qu’il n’y avait eu « ni violence, ni contrainte, ni agression ».

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